X-O Manowar#9 par Robert Venditti et Trevor Hairsine

Publié le par Jean-Michel Gouvard

XO_009_PULLBOX_NORD.jpgAutre sortie de la semaine qui mérite qu’on s’y arrête, la neuvième livraison de « X-O Manowar », la célèbre série des éditions Valiant – qui est aussi son titre phare, et son plus gros succès commercial. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, en juin dernier, c’est ce titre qui avait été choisi pour amorcer la résurrection de cet éditeur, résurrection plusieurs fois annoncée et régulièrement reportée jusqu’alors.

 

Ce neuvième épisode marque une étape importante dans la geste d’Aric le Dace. Les tout derniers chapitres avaient pu donner le sentiment que la série marquait un peu le pas : notre Wisigoth revenu sur Terre, seize siècles après l’avoir quitté, avec l’armure de Shanhara, il fallait lui trouver une destinée à la hauteur des pouvoirs qui sont les siens. C’est désormais chose faite, avec le nouvel arc qui s’ouvre ici.

 

Sur le fond, l’intrigue telle qu’elle se dessine relève du plus pur space-opera : les Vines sont en effet parvenus à proximité de la Terre, et leur flotte se propose de dévaster notre planète jusqu’à ce que les extra-terrestres aient récupéré l’armure ou, comme cela semble plus probable, qu’ils l’aient détruite. Malgré la bataille qui s’annonce, Robert Venditti choisit comme toujours d’aborder son sujet en se plaçant du point de vue des uns et des autres, au plus près de ses personnages. Loin de tomber dans la facilité du spectaculaire et de l’esbroufe, le scénariste s’applique au contraire à construire ses scènes et à développer ses dialogues, offrant ainsi au lecteur la possibilité de réellement découvrir la psychologie des belligérants, y compris celle des terribles Vines, divisés par des luttes intestines, qui rendent tout à fait crédibles cette civilisation de guerriers et de prêtres. C’est d’ailleurs l’une des caractéristiques les plus attrayantes du style de Venditti, les scènes d’action proprement dites n’étant que les conséquences logiques et inévitables de situations qu’il prend toujours soin de construire en amont. La violence n’est ainsi jamais gratuite, et ne semble jamais surajoutée à l’histoire pour simplement satisfaire le goût du spectaculaire.

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Ajoutons que, comme toujours, l’histoire est portée par un très bon dessinateur, Trevor Hairsine, qui préserve le style et le ton que Cary Nord avait impulsé au tout début de la série. Ce nouvel arc, « Death Planet » a donc tout pour séduire, et devrait déboucher sur un récit aussi rythmé et innovant que celui porté par les tout premiers épisodes. 

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